Faire son deuil : 7 clés pour traverser ce moment difficile

Rituel bougie allumée pour accepter le décès d'un être cher.

Nous sommes tous confrontés, un moment ou un autre, à une période au cours de laquelle nous devons faire notre deuil

Comment accepter la nouvelle situation ?

Comment gérer les inévitables moments  de détresse qui nous inondent ?

Comment recevoir et appréhender toutes les émotions négatives qui nous submergent alors ?

Quelles pistes pouvons-nous trouver pour mieux vivre, malgré le changement de situation ? Malgré le chagrin qui nous atteint et pourrait nous détruire ?

Je t’invite à découvrir, en lisant cet article, 7 clés pour traverser ce moment difficile. 

Qu’est-ce que « faire son deuil »

Le deuil est une épreuve universelle et pourtant profondément intime. Lorsque la perte survient, prévisible ou brutale, elle bouleverse tellement notre équilibre intérieur, que nous cherchons des repères. Nous nous demandons comment continuer à vivre.

Faire son deuil, ce n’est pas oublier. Ce n’est pas effacer l’amour. C’est apprendre à intégrer l’absence dans notre histoire, peu à peu, en conscience.

Dans cet article, je propose 7 clés pour traverser ce moment difficile, qui peuvent aider à vivre son deuil au jour le jour, avec courage et lucidité, et en douceur, autant que possible.

7 manières d’avancer, sans se brusquer, et pour retrouver, un jour, le goût de la vie.

Pour trouver la définition du mot « deuil » lire dans ce blog,  l’article intitulé : « Deuil, définition, étapes, types de deuil »

Comprendre les étapes du deuil pour mieux avancer

Accueillir le choc et le déni comme une protection naturelle

Avant de dévoiler les 7 clés pour traverser ce moment difficile, il me semble important pour faire son deuil, de comprendre les mécanismes de cette période.

Les étapes du deuil commencent souvent par un choc intense, une sidération. Au point que, pendant une période qui sera plus ou moins longue, le monde semble s’arrêter.

Puis vient le refus : le déni s’installe comme une protection. Ce mécanisme n’est pas une faiblesse. . Il est utile afin de permettre au corps et à l’esprit d’absorber progressivement la réalité.

Dans cette première phase, il n’est pas nécessaire de « faire quelque chose ». Il suffit d’accueillir ce qui est là. Vivre son deuil au jour le jour, c’est d’abord accepter que le choc, puis le refus fassent partie du processus.

Reconnaître la colère, la tristesse et la résignation

Après le déni viennent souvent la colère et la révolte. Contre la vie. Contre l’injustice. Contre l’existence elle-même, et tout ce qu’elle suppose d’épreuves.

Puis, après la colère, peu à peu, la tristesse nous envahit. Une tristesse profonde, parfois accompagnée de regrets ou de culpabilité.

Enfin, lorsque la tête comprend qu’il n’y a pas d’autre issue que d’accepter, c’est la résignation. Ensuite, le cœur prend le relais : c’est le début de l’acceptation véritable, pas seulement avec notre tête et notre intelligence (c’est déjà fait, à ce moment-là), mais avec notre cœur.

Accepter que chacun avance à son rythme

Chacune de ces étapes est complexe et différente pour chacun de nous. Nous ne vivons pas la disparition d’un proche de la même façon que les autres personnes de notre famille ou de notre entourage.

En outre, les étapes du deuil ne sont ni linéaires ni identiques pour tous. Nous réactions dépendent de ce que nous avons vécu avec la personne défunte et de notre histoire personnelle.

Faire le deuil d’une personne qui nous était chère sans qu’elle nous soit très proche sera sans doute plus rapide, parce que l’acceptation se fera plus facilement.

Chacun pourra utiliser – ou non – à sa guise les 7 clés pour traverser ce moment difficile, que j’énumère ci-dessous.

alignement de croix dans un cimetière militaire

Faire son deuil : 7 clés pour traverser ce moment difficile

Il sera nécessaire de faire les choses en conscience :

  • Accorder du temps et de la conscience au travail de deuil, et donc, accepter ses pleurs.
  • Mettre des mots sur ce que l’on ressent, et pourquoi pas, les écrire.
  • Créer éventuellement des rituels de manière à maintenir un lien apaisé.
  • S’appuyer sur notre respiration : une aide précieuse pour traverser cette épreuve.

1 -Prendre volontairement le temps du chagrin

La nécessité de faire son deuil est essentielle. C’est pourquoi il est indispensable de s’accorder du temps pour le chagrin. En conscience, patiemment, de manière à vivre le mieux possible la traversée de cette douleur qui nous afflige.

Ne pas s’y complaire, juste lui laisser une place, pour éviter de prolonger la souffrance.

Dans certaines cultures, porter des vêtements sombres pendant une période déterminée obligeait à reconnaître publiquement la perte. Aujourd’hui, ces repères disparaissent. Même si ceci peut être utile, c’est loin d’être l’essentiel.

Cependant, le fait que ces coutumes aient été respectées pendant longtemps dans la culture populaire, obligeait les personnes concernées par la disparition d’un proche ou d’un ami, à penser quotidiennement à leur chagrin et à se donner du temps pour accepter les choses. Dans beaucoup de cas cette réflexion n’a plus lieu.

Pourtant, le besoin demeure :  reconnaître la perte permet de commencer le travail de deuil.

2 - Accepter ses pleurs comme une étape de reconstruction

Lorsque les larmes arrivent, il est important de les laisser couler. Les pleurs ne sont pas un effondrement. Ils participent à la reconstruction intérieure.

En conséquence, s’isoler quelques minutes, respirer, accueillir ce moment sans honte peut être profondément libérateur.

Dans les situations complexes, notamment lorsqu’il faut accompagner le deuil en situation traumatique, exprimer ses émotions devient alors encore plus essentiel.

3 - Identifier précisément ce que l’on ressent

Vu la nouvelle situation, ce sont des pensées négatives qui viennent à l’esprit. Il est important de se concentrer, de les accepter, d’en prendre conscience pour ne pas se laisser dépasser. Il faut les accueillir, le cœur et le corps en ont besoin.

Parce qu’il est important de ne pas rester prisonnier du silence créé par le vide.

Accepter nos émotions est salutaire. Toutefois, il faut aussi savoir mettre des mots sur ce que l’on ressent. Est-ce seulement du chagrin, de la colère, des regrets ?

Se poser la question : « Où en suis-je dans mon deuil ? »

Nommer l’émotion, c’est déjà la définir, savoir où on en est. C’est transformer un chaos intérieur en quelque chose de plus clair.

4 - Écrire ou lire, pour traverser la perte

L’écriture peut devenir un soutien précieux pour vivre son deuil.

On peut :

  • Tenir un journal intime,
  • Raconter les souvenirs communs,
  • Composer des phrases de gratitude,
  • Dédier un poème à la personne décédée,
  • Lui écrire des lettres.

Certaines personnes choisissent ensuite de brûler ces lettres, comme un geste symbolique de libération et/ou de transmission de nos pensées à la personne défunte.

Aussi, la copie répétée d’affirmations positives, pour s’encourager soi-même dans cette traversée éprouvante, pourrait aussi apporter  un apaisement.

De plus, un livre sur le deuil ou un livre sur la mort peut également accompagner cette démarche, en offrant des mots lorsque les nôtres manquent.

ambiance méditative pour rituel deuil

5 - Organiser un moment de recueillement quotidien

Mettre en place un petit rituel aide à structurer le travail de deuil.

Allumer une bougie chaque jour à heure fixe, dans un lieu précis. S’asseoir quelques minutes dans la pénombre. Penser à la personne. Lui parler intérieurement. Prier pour elle si on le souhaite. Méditer.

Quelques minutes suffisent. Ce moment n’a pas besoin d’être long. Il suffit qu’il soit sincère. Ces instants favorisent l’acceptation et l’intégration de l’absence.

6 - Honorer la mémoire par des gestes symboliques

Planter un arbre et/ou Créer un petit jardin.

Cette activité au contact de la nature apporte de l’apaisement. Prendre soin de ces végétaux plantés dans notre terrain ou dans un lieu spécial nous rappelle la personne.

Les voir grandir peut permettre, si c’est important pour nous, de garder présent les souvenirs que nous avons de la personne disparue.

Faire un album de souvenirs, et/ou Réaliser un carnet de scrapbooking contenant des photos, des écrits, des objets significatifs, de façon à pouvoir se plonger ensuite dans ces souvenirs et les revisiter lorsqu’on en ressent le besoin.

Prendre soin de ces objets  permet de transformer la douleur en hommage.

Porter sur soi un petit objet ayant appartenu à la personne que l’on a aimée, ou se réfugier (en pensée ou en réalité) vers un lieu qui lui était cher.

Honorer la mémoire ne signifie pas rester figé dans le passé. Cela signifie intégrer l’amour dans un nouvel équilibre.

7 - Utiliser la respiration et la méditation

La respiration consciente, la cohérence cardiaque ou la méditation peuvent soutenir le processus.

Ces pratiques aident à apaiser le système nerveux, souvent bouleversé par la perte. Elles représentent réellement une des 7 clés pour traverser ce moment difficile lorsque l’on doit faire son deuil. Et elles sont un atout précieux pour se sentir mieux.

PARCE QUE, en effet,  vivre son deuil au jour le jour implique aussi de prendre soin de son corps.

Se reconstruire progressivement et retrouver le goût de la vie

Ensuite, ou mieux encore, simultanément, il est important de recréer du lien social s’il on l’a rompu, et de faire le nécessaire pour reprendre goût aux activités de vie.

S’autoriser un accompagnement extérieur si nécessaire

Parfois, la douleur reste trop intense. Dans certains cas, notamment lors d’un choc brutal, un accompagnement professionnel est nécessaire.

Accompagner le deuil en situation traumatique demande des compétences spécifiques.

Bien que beaucoup de gens le croient, demander de l’aide ne signifie pas être faible. Cela signifie, au contraire, reconnaître la profondeur de l’épreuve.

Accepter que la reconstruction prenne du temps

La reconstruction ne se décrète pas. Elle se construit, lentement.

Une fois ce temps nécessaire passé, on se rend compte que l’on a fini de faire son deuil. 

Un jour, sans que l’on sache exactement depuis quand, on réalise que l’on respire plus librement.

Que l’on ait appliqué sur soi, ou non, l’une des 7 clés pour traverser ce moment difficile, on sent que l’on a parcouru un chemin vers l’acceptation.

Parce que, par exemple nous apprécions à nouveau les saveurs de la vie.

 C’est le signe que l’on a avancé dans son deuil.

Garder le lien d’amour au-delà de l’absence

Même si la personne a disparu, les liens d’amour demeurent. Ils changent de forme néanmoins, ils ne s’effacent pas.

Pour découvrir une illustration sensible de ce cheminement, tu peux lire le roman Un cri dans les roseaux, un livre sur le deuil, inspiré de faits réels.

J’y raconte l’histoire d’un enfant confronté à la perte de sa maman, et la manière dont le silence (le mutisme) peut devenir un cri intérieur… avant que la parole ne permette la réadaptation.

Faire son deuil, une traversée vers un nouvel équilibre

Pour résumer, faire son deuil signifie accepter de traverser un moment difficile sans se fuir soi-même.

Non seulement, c’est reconnaître les étapes du deuil, accueillir les émotions, créer des rituels, écrire, respirer, demander de l’aide si nécessaire.

Mais aussi, c’est apprendre à vivre son deuil au jour le jour, avec patience, en utilisant éventuellement les 7 clés pour traverser ce moment difficile.

En somme, la perte de quelqu’un que l’on a aimé ou apprécié nous transforme. Elle ne détruit pas.

Et un jour, doucement, la vie retrouve sa place.

Pour lire un exemple de réadaptation d’un enfant après la disparition  d’un être cher,  découvre  le roman psychologique Un cri dans les roseaux.

En la plaçant dans un contexte différent, je raconte, dans ce livre inspiré de faits réels, l’histoire vraie d’un de mes anciens élèves.

Tu peux en apprendre davantage sur les coulisses de cette histoire 

 

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